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      Casablanca : un hub pour les acteurs financiers pour l'Afrique ?

      Casablanca : un hub pour les acteurs financiers pour l'Afrique ?

      Les 7 et 8 novembre 2012, Luxembourg for Finance a accueilli au Grand-Duché une délégation marocaine en provenance du secteur financier de Casablanca. La délégation comptait 11 personnes provenant du Moroccan Financial Board, des principales associations de la place financière marocaine et de plusieurs banques privées marocaines.

      Après une première rencontre en 2011, cette visite était la deuxième étape en vue d'établir une collaboration à long terme entre les deux centres financiers.

      Le Moroccan Financial Board a été fondé en 2010 et s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement du secteur financier marocain. Cette création répond à l’ambition de positionner la finance marocaine à l’international et de faire de Casablanca un centre financier régional et international rayonnant sur la zone de l’Afrique du Nord et de l’Ouest.

      Le programme de cette visite, était intensif car les pistes de collaboration sont nombreuses. Alternant présentations, rencontres formelles et informelles avec des hauts représentants de la place, il a permis de mettre en lumière différentes pistes de collaboration à approfondir.

      Le Moroccan Financial Board était dans un premier temps très intéressé à  en apprendre davantage sur le fonctionnement de Luxembourg for Finance. L’organisation de l’agence, lancée en janvier 2008, pourrait en effet inspirer le Moroccan Financial Board pour  le fonctionnement pratique de « Casablanca Finance City ».

      Lors de l’entrevue au ministère des Finances, le ministre Luc Frieden a souligné la dimension internationale de la place financière qui est, de loin, la plus internationale en Europe et a expliqué les clefs du succès du centre financier luxembourgeois. Luc Frieden souhaite également rendre prochainement visite au Royaume chérifien.

      Casablanca ambitionne de devenir un hub pour les activités de banque privée au Maghreb de la même façon que le Luxembourg l’est pour l’Europe. La délégation a donc suivi avec beaucoup d’attention la présentation de Tom Rasqué, coordinateur du Private Banking Group (PBGL) de l’Association des Banques et Banquiers Luxembourg (ABBL), suivie de deux cas pratiques de « business models » de banques privées au Grand-Duché.

      Dans le domaine des fonds d’investissement, l’expertise du Grand-Duché n’est plus à démontrer. Camille Thommes, le directeur général de l’Association Luxembourgeoise des Fonds d’investissement (ALFI,) a retracé l’historique de cette activité à Luxembourg, la stratégie adoptée ainsi que les opportunités et défis qui se présentent. Son intervention était suivie d’une présentation consacrée à l’activité de finance islamique au Grand-Duché et en Europe.

      Le passeport européen est un atout pour exercer ses activités de manière transnationale.  La délégation a donc écouté avec beaucoup d’intérêt le principe de fonctionnement de ce passeport et ses domaines d’application. La création d’un passeport « africain » suivant le modèle du passeport européen est une idée qu’il serait très utile d’approfondir.

      Intéressée à habiliter les sociétés de gestion marocaines à vendre des fonds luxembourgeois, la délégation était particulièrement contente de la proposition de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) de signer dans les semaines à venir un protocole d’entente (memorandum of understanding) avec le régulateur marocain, le Conseil Déontologique des Valeurs mobilières (CDVM).

      En matière d’assurances, les marocains souhaitent développer leurs activités à l’international, tout en protégeant leur marché domestique. Le marché luxembourgeois étant quant à lui très orienté vers l’international, il pourrait inspirer les Marocains par rapport à la stratégie à adopter pour le développement de ce secteur.

      La délégation a également suivi avec beaucoup d’attention la présentation de la Banque centrale du Luxembourg. Cédric Crelo, responsable des relations externes et de la communication a présenté le rôle, le fonctionnement et les activités de la banque centrale du Luxembourg.

      Ensuite, Julian Presber, coordinateur des relations avec le centre financier au sein de la Luxembourg School of Finance a retracé l’historique de l’université de Luxembourg et de la création du « Master of Science in Banking and Finance ». Cette entrevue a permis de mettre en évidence l’importance de disposer des programmes de formation adaptés afin d’attirer une main d’œuvre qualifiée.

      Enfin, le Centre de Recherche Public, le CRP Henri Tudor a présenté le projet de collaboration qu’il a conclu avec l’Université internationale d’Agadir et a rappelé les actions mises en place par le CRP pour stimuler l’innovation dans les secteurs financiers.