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      La place financière s’est présentée à Beyrouth

      La place financière s’est présentée à Beyrouth

      Nouer des contacts et sonder les opportunités de coopération entre deux pays et deux places financières qui présentent beaucoup de similitudes, tel était l’objectif du séminaire financier organisé par Luxembourg for Finance dans la capitale libanaise.

      La participation de quelque 140 banquiers et juristes locaux témoigne du grand intérêt de la communauté financière libanaise pour le Luxembourg.

      En effet, le Liban veut s’inspirer de l’expérience luxembourgeoise en matière financière, a dit dans son allocution Mme Raya Haffar El Hassan, ministre des Finances du Liban, et continuer ainsi à développer sa propre place financière. Contrairement à d’autres centres financiers, celle-ci n’aurait pas été affectée par la crise financière, au contraire. Un afflux massif de capitaux aurait même conduit à une sur-liquidité du secteur bancaire libanais.

      Bien qu’il soit largement orienté vers les services, le Liban n’est cependant pas un pays où des banques commerciales étrangères pourraient ouvrir des succursales, nous a expliqué le Premier Vice-Gouverneur de la Banque Centrale du Liban, Raed H. Charafeddine. Avec quelque 70 banques, le pays disposerait à l’heure actuelle déjà de trop de banques, et la Banque Centrale favoriserait nettement des fusions de banques locales.

      En revanche, la délégation luxembourgeoise a essayé de présenter les avantages qu’offre la place financière luxembourgeoise notamment dans la distribution à grande échelle de produits financiers. Hans Hrechdakian, Administrateur et Directeur Général Délégué à la Banque Bemo Luxembourg, a présenté de manière éloquente les expériences faites par sa banque sur>la place luxembourgeoise. Présente au Luxembourg depuis 1976, la Banque Bemo est le pionnier de la banque privée libanaise au Luxembourg. Outre les forces au niveau de l’infrastructure technologique et de l’expérience en matière financière, M Hrechdakian se réjouit particulièrement de la flexibilité du cadre légal et réglementaire qui permet d’offrir aux clients des solutionsfinancières durables. 

      Lors de nos entretiens avec les représentants locaux, il s’est avéré que la finance islamique est considérée comme une opportunité par les deux places financières, même si nos interlocuteurs libanais ont des opinions parfois divergentes sur l’importance de ce créneau. En effet, alors que la Banque Centrale, qui vient d’accorder une licence à la cinquième banque islamique locale, dans la finance islamique une nette opportunité pour le Liban, la Banque Audi, première banque du pays et actuellement présente dans six pays de la région, n’a qu’une seule entité purement islamique. Pour elle, offrir des produits financiers islamiques n’a donc pas été déterminant pour s’implanter comme un leader dans la région. JJP