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      La réputation du Luxembourg facilite la distribution internationale

      La réputation du Luxembourg facilite la distribution internationale

      La FFA Private Bank de Liban vient de lancer un des premiers fonds d’investissement en obligations internationales à être vendu au grand publique de la région du Moyen Orient. Dans un deuxième temps, la société vise le marché institutionnel international: c’est pourquoi elle a  choisi de coter son fonds à la Bourse de Luxembourg. LFF a rencontré Jean Riachi, Chairman & CEO de la FFA Private Bank et Patrick George, CIO

      Qui est FFA Private Bank?

      FFA Private Bank est une banque libanaise spécialisée dans les activités du marché financier dans les métiers de la gestion privée et la gestion d’actifs et dans le métier de la banque d’investissement/banqued’affaires. Nous avons des contacts avec toutes les places financières du monde. En particulier, nous sommes très actifs sur les marchés obligataires de la région du Moyen Orient et internationaux. En matière de gestion d’actifs nous avons l’ambition de devenir une des maisons de gestion de référence pour les marchés de la région. Nous pensons qu’un groupe d’origine de la région a une meilleure vision des choses que des groupes internationaux. Une des étapes sur ce chemin a été la création du fonds FFA Fixed Income Mena Fund.

      Pourquoi avez-vous choisi de commencer par un fonds en obligations internationales?

      Il y a actuellement peu de fonds d’investissement investissant en obligations de la région MENA car il n’y a pas vraiment de marché secondaire: il y a très peu de liquidité. Le fonds FFA Fixed Income Mena Fund investit dans un portefeuille diversifié d’obligations et de sukuk à travers la région.  Les achats et ventes se feront une fois par mois. 

      Vous avez coté le fonds à la bourse de Luxembourg. Quelles étaient les raisons pour cela ?

      Nous avons crée une structure aux Iles Caïmans, qui est une juridiction respectable. Cependant, nous avons cru utile de donner à ce fonds un caractère international et il nous a semblé que la meilleure référence serait le Luxembourg. C’est pour ça que nous nous sommes adressés à la Bourse de Luxembourg pour faire un listing, ce qui donne à la fois une meilleur visibilité au fonds et cette image internationale que nous cherchions: c’est un fonds qui devient délivrable à travers les grandes maisons style Clearstream et Euroclear, qui a un code ISIN et une cotation officielle.  En plus, les contraintes réglementaires liées au listing de la bourse donnent une certaine crédibilité quant au sérieux de la gestion. Nous avions le choix entre deux ou trois autres juridictions, mais nous pensions que le Luxembourg était la meilleure.

      Ou en êtes-vous aujourd’hui?

      Le fonds existe déjà: il a été lancé «en famille» avec du seed money et il est listé depuis le 9 avril 2010. Nous avons un track record qui a pu être constitué depuis le mois de mai de l’année dernière. Nous sommes actuellement dans une phase de préparation; toutes les conditions sont en place pour lancer le fonds.

      Quel est votre marché cible?

      Il y a un compartiment retail et un compartiment institutionnel. Nous avons l’intention de vendre le fonds dans notre région (le Moyen Orient et le Golfe), c’est là où nous avons notre clientèle, mais c’est notre ambition par la suite de vendre le fonds à des investisseurs institutionnels européens, américains et asiatiques et nous pensons qu’un listing à la bourse de Luxembourg donne un atout supplémentaire pour ce faire. Pour le marché retail de notre région ce n’était pas nécessaire, bien que, cela donne du prestige et une certaine image de marque. 

      Quels sont vos projets futurs?

      Nous sommes en train de travailler sur un projet avec une banque islamique au Liban afin de créer un fonds similaire mais qui investira dans des produits purement islamiques. Elle sera très probablement aussi coté au Luxembourg.