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      Paris-Luxembourg: relancer ensemble la croissance européenne

      Paris-Luxembourg: relancer ensemble la croissance européenne

      Luxembourg for Finance a organisé, en étroite collaboration avec Paris Europlace et le « European Institue of Financial Regulation», un séminaire financier le 14 novembre 2012 à Paris. Le séminaire intitulé « Paris-Luxembourg : relancer ensemble la finance européenne »  a permis de réunir 200 acteurs des deux places financières dans le but de partager les visions futures d’un secteur en pleine évolution.

      Dans son allocution, Fernand Grulms, CEO de Luxembourg for Finance a souligné que le Luxembourg est un partenaire de taille pour les institutions financières françaises. Ainsi, 13 banques françaises emploient aujourd'hui quelque 8.000 collaborateurs au Grand Duché. Dans le top 5 des plus grands employeurs du monde bancaire  on retrouve trois grandes banques françaises. Les sociétés de gestion et les compagnies d'assurance françaises ont également une présence importante à Luxembourg.

      La finance européenne a le potentiel de devenir un modèle pour la finance à l’échelle globale. Paris et Luxembourg peuvent assumer un rôle de leadership dans ce domaine. Un des thèmes qui préoccupent les Européens est celui de l’épargne à long terme et le financement de l’économie européenne, le sujet du séminaire.

      Lors de la table-ronde, des experts du Luxembourg et de Paris ont débattu sur les réponses à donner à ces défis. Composée d’un banquier, d’un assureur, de deux asset managers, de deux gestionnaires de fonds et modérée par Edouard-François de Lencquesaing, CEO du « European Institute of Financial Regulation », la table ronde a permis d’éclairer le public des points de vue des grands acteurs du secteur financier.

      Les orateurs se sont d’abord intéressé au contexte économique actuel et ont rappelé les besoins de l’économie en matière d’investissement à long terme et les contraintes qui existent dans le double processus de l’intermédiation, à savoir l’intermédiation bancaire et celle des investisseurs.

      Dans un deuxième temps, les orateurs ont défini ce qu’ils entendent par « investissement à long terme ». Ainsi, ils ont cherché à distinguer les instruments longs suivant « l’enveloppe » dans laquelle ils sont détenus : assurance vie, fonds de pension, OPCVM, épargne salariale et autres.

      Enfin, les experts ont échangé leurs points de vue sur les éventuelles solutions et nouveaux instruments qui pourraient être créés pour répondre aux besoins de clients, dans le contexte économique actuel.

      Dans le même contexte, une étude l’EFAMA (European Fund and Asset Management Association) de septembre 2012 a estimé l’épargne européenne à un montant de 46'000 milliards d’euros. 6 milliards sont investis dans des actifs à court terme, 12’000 milliards sont dans des actifs financiers à long terme et 28 sont dans des actifs non financiers, à priori de l’immobilier. 60 % du volume de l’épargne européenne échappe donc pour ainsi dire à l’emprise des marchés financiers et des intermédiaires financiers.

      D’où vient ce désengagement des actifs financiers ? L’EFAMA explique le phénomène par trois facteurs : le manque de confiance, une aversion au risque de marché et une mauvaise performance. Mais comment répondre aux besoins des épargnants ?

      Il faut présenter des nouvelles gammes de produits et de services pour tenir compte des nouveaux impératifs qui sont le manque de confiance, l’aversion au risque et les faibles rendements. Le financement par crédit va finir par trouver un autre visage, ni les épargnants, ni les banquiers ne veulent courir des risques. La responsabilité des financiers devra être globale. Une nouvelle catégorie de produits et de services qui prennent en compte ces facteurs sont à créer. Aussi le régulateur doit accompagner le développement de l’industrie de la gestion avec une régulation adaptée.