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      Pousser le bouchon de la banque privée plus loin

      Pousser le bouchon de la banque privée plus loin

      Le Luxembourg est un pays où il fait bon vivre, mais la vie nocturne y est moins animée qu’à Londres ou à New York. La place financière est un pilier important de l’économie luxembourgeoise. Tels ont été quelques impressions parmi d’autres d’une vingtaine d’étudiants de la Sorbonne, de l’Université Paris Dauphine et de HEC Paris en voyage d’étude au Luxembourg. LFF leur a tendu le micro.

      Carine est en master spécialisé management des risques internationaux à HEC Paris. Elle est venue au Luxembourg car elle ne connaissait pas la ville mais avait envie de la découvrir. Son bilan est globalement positif. « C’est une ville à taille humaine où les gens sont polyglottes. Moi-même je suis biculturelle. Donc cela m’a beaucoup plu. Ensuite j’ai eu la chance de rencontrer un député au parlement luxembourgeois qui nous a raconté la vie politique luxembourgeoise. On sent le pragmatisme dans la vie politique ».

      Elle a l’impression que la qualité de vie est très élevée et qu’il y a peu d’écarts sociaux donc qu’il fait bon vivre au Luxembourg. « C’est une ville qui mérite d’être connue. Il y a certainement des améliorations à faire dans la ville, surtout en ce qui concerne la vie nocturne et la vie estudiantine. Peut être également des actions qui sont moins ciblées sur le secteur bancaire ».

      Carine pense revenir au Luxembourg pour y trouver un emploi. Elle souhaite travailler dans une organisation internationale, voire dans les institutions européennes. Youssef, également étudiant de HEC Paris, est venu au Luxembourg parce qu’un responsable d’Ernst & Young Luxembourg avait fait une présentation à Paris et a parlé de cette opportunité de venir au Grand-Duché. Youssef a été parmi un des volontaires.

      Il confirme l’avis positif d’un de ses amis qui avait fait un stage à la Banque européenne d’investissement (BEI) au Luxembourg. « J’aime bien que tout semble très structuré et que les gens ont l’air sympathiques. Je partage l’avis de Carine, car moi-même j’ai une double culture, je suis Marocain et Français, donc c’est un environnement dans lequel j’aimerais évoluer. »

      Antoine suit également des études à HEC Paris, son profil est pourtant différent de celui de Carine et Youssef. Malgré un background d’ingénieur, il pense de plus en plus à se lancer dans l’industrie financière. « Moi qui ne connais pas bien le secteur bancaire, cela m’intéresse beaucoup d’avoir des témoignages de représentants de banque privée ou autres. Au début, en venant à HEC, je n’étais pas du tout destiné à la banque. Aujourd’hui, c’est vrai, une carrière, pourquoi pas dans le financement de projet ou dans une banque, m’intéresserait. »

      Les étudiants qui étaient en visite au Luxembourg ont un point en commun : le désir de voyager et de travailler dans différents pays. Antoine a déjà fait des expériences professionnelles au Qatar. Cette aventure lui a ouvert les yeux.

      Rodney vient de l’université Paris-Dauphine et est membre de l’association Savoirs Partagés Paris, une association qui a pour ambition d’offrir un réseau professionnel à de jeunes talents issus des universités mais également de réfléchir à des solutions concrètes pouvant faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

      Donc la mission de Rodney au Luxembourg était double. Visiter des entreprises et des banques et rencontrer ses collègues de l’antenne luxembourgeoise de Savoirs Partagés, créée en 2010. « Je pense q’une antenne au Luxembourg a fait du sens. Notre ambition c’est de créer des événements avec des associations comme Luxembourg for Finance afin de pousser le bouchon de la banque privée plus loin pour trouver les synergies entre les besoins des clients et ceux des professionnels ».

      Rodney est très critique concernant l’avenir de la banque privée au Luxembourg. « On voit clairement que les professionnels essaient de donner une nouvelle impulsion et d’attirer de nouveau talents. Néanmoins je pense qu’il faut voir plus large et de ne pas se contenter de vouloir attirer de nouveaux talents dans la banque privée. Je pense qu’il faut tâcher de faire rentrer d’autres compétences dans ces métiers. »

      Avec son Master en finance internationale il sait faire de la finance, du trading et de la banque privée. En même temps, il a une vision beaucoup plus large du business, parce qu’il fait de l’analyse marché par rapport à la conjoncture nationale et internationale. Donc il est capable de proposer des solutions aux clients comment se comporter dans telle ou telle situation. Il est d’avis que le Luxembourg doit davantage engager des gens comme lui qui ont un pied dans la finance et un autre dans l’économie. CW