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      Quelle image pour le Luxembourg?

      Quelle image pour le Luxembourg?

      Paradis fiscal? Un des pays les plus riches du monde? Qualité de vie élevée ? Provincial?... Comment le Luxembourg est-il perçu à l’étranger? Lors d’une conférence au Luxembourg, des représentants des secteurs politique, économique et culturel ont tâché de répondre à la question.

      L’image du Luxembourg à l’étranger est-elle plutôt positive, plutôt négative ou neutre? Les plus de 300 participants à une conférence-table ronde sur l’image du pays, mercredi soir au Luxembourg, étaient très partagés sur la question. En revanche, la très grande majorité des participants était d’avis que l’image dont jouit un pays dans le monde est importante.

      Le Luxembourg étant connu dans une large mesure pour sa place financière, cette dernière a évidemment un impact non négligeable sur l’image de l’ensemble du pays. Souvent perçue – essentiellement en Europe – comme un paradis fiscal qui profite du secret bancaire, nombre d’observateurs pensent que cette image négative est nuisible à l’image du pays.

      Or, cette image ne correspond plus à la réalité, a expliqué Philippe Depoorter, membre du Comité de direction de la Banque de Luxembourg, qui représentait le secteur financier dans le débat. La banque privée a certes profité, au début, de certaines niches fiscales – résultant souvent de mesures prises à l’étranger plutôt que d’initiatives ciblées luxembourgeoises -  mais l’environnement et le cadre fiscal ont évolué, et aujourd’hui, le statut de paradis fiscal appartient au passé.

      L’image de la place financière ne change cependant pas du jour au lendemain. “Une étiquette est vite collée, dit Philippe Depoorter, l’enlever prendra du temps.” Il est un fait que le Luxembourg est relativement mal connu au-delà de ses frontières, un constat partagé par les représentants de tous les secteurs engagés dans le débat. Souvent, les connaissances du pays seraient très superficielles, ce qui favorise la naissance de préjugés et de perceptions erronnées.

      Il semble cependant également que les Luxembourgeois sont beaucoup plus critiques d’eux-mêmes et de leur pays que le sont les étrangers. Philippe Depoorter plaide ainsi pour un peu plus de recul vis-à-vis d’articles de presse négatifs, dont l’impact serait souvent largement surestimé.

      Quoiqu’il en soit, une meilleure et plus large information sur le pays est de mise. Ce débat, conçu pour sensibiliser un large public au sujet, a clairement montré que la volonté est là d’essayer de faire évoluer l’image du Luxembourg. Les moyens de le faire: une communication plus large, une meilleure coopération de tous les acteurs et une stratégie commune. JJP